Le « re-amping » consiste à envoyer une piste « sèche » issue de votre DAW vers un amplificateur ou des pédales via un boîtier de re-amping, puis à réenregistrer le résultat. Vous avez besoin d’une boîte de re-amping (ou d’une interface dotée d’une sortie re-amping), d’une sortie libre sur votre interface et d’un microphone. Acheminez la sortie de votre DAW vers l’amplificateur via la boîte de re-amping, placez un microphone devant le haut-parleur et réenregistrez le son.
En résumé :
- Conservez toujours l’enregistrement « sec » de la guitare et faites-en une copie ; envoyez-la via une dérivation en amont du fader vers une sortie ligne libre, et non via la sortie moniteur.
- Une interface dotée d’une sortie dédiée au « reamping » peut remplacer un boîtier séparé, mais un convertisseur de signal autonome offre un réglage de niveau et une adaptation d’impédance propres.
- Un microphone dynamique produit un son direct et percutant ; un microphone à condensateur capte davantage de détails dans les aigus, tandis que son placement au bord du haut-parleur adoucit le son.
- Commencez par régler le niveau de trim et le gain de l’amplificateur au minimum, enregistrez d’abord un court extrait, puis vérifiez la saturation, la synchronisation et la phase avant de procéder à plusieurs enregistrements.
- Faites également passer la voix ou le clavier par un amplificateur et mélangez délicatement le résultat à l’enregistrement « sec », afin de conserver l’attaque.
Table des matières
- De quel matériel et de quels câbles avez-vous besoin pour le re-amping ?
- Comment brancher un boîtier de re-amping, étape par étape ?
- Que signifient les termes « niveau », « impédance » et « gain staging » dans le cadre du re-amping ?
- Comment positionner le micro devant un ampli réamplifié ?
- Quelles possibilités créatives le re-amping offre-t-il ?
- Quels problèmes rencontrez-vous lors du re-amping et comment les résolvez-vous ?
- Pourquoi j’enregistre toujours d’abord un signal « sec » via une DI
- Où trouver le matériel adapté et des conseils pour votre configuration de re-amping ?
- Foire aux questions
- Sources
De quel matériel et de quels câbles avez-vous besoin pour le re-amping ?
Un boîtier de re-amping convertit le signal de niveau ligne de votre interface en signal de niveau instrument et adapte l’impédance. Selon Muziek Mixen Masteren, cette conversion permet également d’éviter les bruits de fond et les boucles de masse. Sans cet adaptateur, votre amplificateur reçoit un signal trop puissant et à impédance trop faible, ce qui se traduit par un son faible ou déformé.
Voici ce dont vous avez besoin :
- Une interface dotée de sorties supplémentaires. Utilisez une sortie « line » libre ou une sortie « reamp » dédiée, comme l’explique également emastered. Évitez les sorties « monitor » : celles-ci sont destinées à vos enceintes et leur niveau est lié au volume de vos moniteurs.
- Un boîtier de réamplification ou une interface dotée d’une sortie de réamplification intégrée. La question de savoir si cette version intégrée suffit fait l’objet d’un débat récurrent, comme vous pouvez le lire sur Gearspace. Un boîtier séparé vous offre en tout cas un réglage personnalisé.
- Câbles. Utilisez des câbles symétriques TRS ou XLR entre l’interface et le boîtier de réamplification, et un câble d’instrument TS standard entre le boîtier et l’amplificateur. Les connexions symétriques captent moins de parasites sur toute la longueur du câble.
- Une boîte DI. Pratique si vous devez encore enregistrer la piste « sèche » et que vous ne souhaitez pas brancher directement votre guitare à l’interface.
- Un microphone avec câble et pied pour le haut-parleur de l’amplificateur.
Découvrez notre gamme d’interfaces audio et de microphones si vous souhaitez compléter votre équipement. Vous trouverez un aperçu des éléments essentiels dans notre liste de contrôle des éléments indispensables pour un studio d’enregistrement à domicile.
Comment brancher une boîte de réamplification, étape par étape ?
La procédure est la même partout : sortie de la piste « sèche », passage par la reamp box vers l’ampli, puis retour du signal du micro vers la DAW. PureMix décrit ce même parcours et souligne que le choix et le placement du micro constituent les variables les plus importantes.
- Enregistrez la piste DI « dry » dans votre projet et faites-en une copie afin que l’original reste intact.
- Créez une sortie ou un bus distinct dans votre DAW et acheminez-y la piste non traitée. Utilisez un envoi pré-fader afin que le réglage de votre fader n’affecte pas le niveau envoyé vers l’amplificateur.
- Reliez la sortie « line » de votre interface que vous avez choisie à l’entrée du boîtier de réamplification.
- Reliez la sortie du reamp box à l’entrée de votre ampli ou de votre pédale. S’il y a des pédales entre les deux, le reamp box doit être placé avant les pédales.
- Placez un microphone devant le haut-parleur de l’amplificateur et connectez-le à une entrée de préamplificateur de votre interface.
- Réglez le « trim » de la boîte de réamplification et le gain de l’amplificateur à un niveau faible, puis augmentez-les progressivement pendant la lecture de la piste.
- Créez une nouvelle piste audio, sélectionnez le canal du microphone comme entrée d’enregistrement et coupez le son de la piste d’origine non traitée.
- Appuyez sur « Enregistrer » et lancez la lecture de la piste sèche. Enregistrez plusieurs prises avec différents réglages d’amplificateur.
- Une fois l’opération terminée, vérifiez la synchronisation et la phase entre la voie sèche et la voie réamplifiée.
Conseil de pro : Commencez par enregistrer un court extrait, écoutez-le d’une oreille critique, puis enregistrez le reste du morceau.
Si vous souhaitez vérifier au préalable votre chaîne d’enregistrement, notre guide de configuration d’enregistrement vous aidera à vous lancer.
Que signifient « niveau », « impédance » et « gain staging » dans le cadre du re-amping ?

Une guitare émet un signal faible à haute impédance. À l’inverse, votre interface envoie un signal de niveau ligne puissant à faible impédance. Si ce signal est envoyé directement dans un ampli, le premier étage à lampes ou à transistors est surchargé et le résultat est plus fort et moins dynamique que ce que vous aviez prévu. Le boîtier de re-amping résout ces deux problèmes et, selon « Muziek Mixen Masteren », il supprime également le bourdonnement.
Veuillez suivre ces règles générales :
- Ne réglez pas la sortie de la DAW au maximum. Laissez une certaine marge et réglez plutôt le niveau à l’aide du potentiomètre « trim » du boîtier de réamplification.
- Commencez par un niveau faible, puis augmentez-le progressivement. Vous pouvez toujours ajuster un signal trop faible, mais un signal trop fort produira immédiatement de la distorsion.
- Surveillez les indicateurs de saturation sur votre interface lorsque vous ramenez le signal du microphone.
- N’utilisez jamais la sortie moniteur comme sortie de réamplification. Choisissez une sortie ligne dédiée dont le niveau ne varie pas en fonction du volume de votre moniteur.
- Veillez à ce que la piste « sèche » reste constante : si vous modifiez le niveau en cours de route, le son de l’ampli changera également.
Comment placer le micro sur un amplificateur réamplifié ?
Le micro détermine en grande partie le résultat final, et cela vaut tout autant pour le re-amping que pour le jeu en live. Optez pour un micro dynamique si vous recherchez un son agressif et direct, et pour un micro à condensateur si vous souhaitez davantage de détails dans les aigus.
Points de départ utiles :
- Sur l’axe, près du dôme. Offre le son le plus direct et le plus clair.
- Hors axe ou en direction du bord de l’enceinte. Atténue les aigus et les rend moins perçants.
- Un deuxième micro à distance. Utilisez-le pour capter la sonorité de la pièce et mixez-le selon vos préférences.
- Prise de son de proximité ou de la pièce. La prise de son de proximité fonctionne dans une pièce dont l’acoustique n’est pas optimale ; un micro placé plus loin ne fonctionne que si la pièce offre une bonne acoustique.
Réglez le gain du préamplificateur de manière à ce que les pics ne saturent pas, et utilisez si nécessaire un filtre passe-bas pour éliminer les grondements. Si vous utilisez deux microphones, vérifiez toujours la phase : inversez la polarité à l’aide du commutateur et choisissez la position qui offre le son le plus riche. Un filtre de réflexion, tel que le GuitaRF de sE Electronics, peut s’avérer utile si votre pièce présente une forte réverbération. Pour en savoir plus sur la réverbération, consultez notre article consacré à l’acoustique en studio.
Comment pouvez-vous utiliser le re-amping de manière créative ?
Le re-amping ne se limite pas à la guitare. Tout ce qui a été enregistré « à sec » peut être acheminé vers un ampli ou des pédales afin d’y ajouter du caractère.
- Passez votre voix par un ampli ou une pédale. Un léger overdrive ou un petit ampli apporte de la profondeur et de la saturation à la voix.
- Claviers et synthétiseurs. Un son numérique très marqué gagne en corps et en couleur organique lorsqu’il passe par un haut-parleur.
- Superposition stéréo. Envoyez la piste « sèche » vers deux bus de réamplification avec des réglages d’ampli différents, puis répartissez les deux résultats à gauche et à droite.
- Réamplification multibande. Divisez la piste en bandes de fréquences et acheminez chacune d’elles vers un ampli distinct. Selon emastered, cette technique s’applique également aux simulations d’amplis, et elle s’avère particulièrement utile lorsqu’un seul ampli rend votre mixage trop chargé ou trop strident.
Conseil de pro : Appliquez la couche de retouche délicatement sous la trace séchée. Vous préserverez ainsi le tracé et n’ajouterez que de la couleur.
Quels problèmes rencontrez-vous lors du re-amping et comment les résolvez-vous ?
La plupart des problèmes peuvent être résolus rapidement si vous savez où chercher.
- Bruit de fond ou boucle de masse. Vérifiez la mise à la terre, utilisez des câbles courts et essayez un boîtier DI ou un « ground lift ». Un boîtier de réamplification permet déjà d’atténuer ce phénomène, comme l’explique le site « Muziek Mixen Masteren ».
- Synchronisation et latence. Vérifiez les paramètres de mémoire tampon de votre DAW et placez un clic ou un repère au début de la piste « sèche ». Vous verrez ainsi immédiatement si la piste réamplifiée est décalée et pourrez l’aligner.
- Le signal est trop fort ou trop faible. Réglez le trim du boîtier de réamplification ou le niveau du send dans votre DAW. Un pad sur le boîtier peut s’avérer utile si l’ampli sature déjà à faible niveau.
- Réverbérations acoustiques. Si vous entendez un écho dans la pièce, atténuez les murs autour de l’amplificateur ou rapprochez le microphone de l’enceinte.
Si votre ordinateur a du mal à suivre lorsque les tampons sont faibles, il vaut mieux opter pour un ordinateur de studio stable dédié à l’audio.
Pourquoi j’enregistre toujours d’abord un signal DI sec
Ma recommandation est simple : enregistrez toujours un signal DI sec, même si vous êtes déjà satisfait de l’amplificateur. Le « re-amping » vous laisse la possibilité de changer d’avis par la suite, et cela vaut bien plus qu’une prise que vous ne pourrez plus jamais modifier. Veillez toutefois à tester d’abord vos niveaux et vos microphones avant de consacrer des heures à l’enregistrement. Prendre le temps de faire des essais tranquillement peut vous éviter bien des frustrations par la suite. Pour le matériel et les conseils, n’hésitez pas à vous adresser à l’équipe d’i4studio.
– harold
Où trouver le matériel et les conseils adaptés à votre configuration de re-amping ?
Chez nous, vous trouverez tous les composants nécessaires à une installation complète : des interfaces audio, du matériel de studio tel que des boîtiers DI et des câbles, ainsi que des PC de studio sur mesure qui garantissent une grande stabilité même avec une faible latence. Si vous avez des doutes quant au matériel adapté à votre configuration, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons ravis de vous aider à trouver la solution qui vous convient, de la première interface au studio complet.
Foire aux questions
À quoi sert exactement une reamp box ?
Une reamp box convertit le signal de niveau ligne de votre interface en signal de niveau instrument et adapte l’impédance à celle de votre ampli ou de votre pédale. Selon Muziek Mixen Masteren, elle permet également de réduire le bourdonnement et les boucles de masse.
A-t-on toujours besoin d’une boîte de réamplification séparée ?
Pas toujours. Certaines interfaces disposent d’une sortie « reamp » dédiée qui remplit la même fonction, et les avis divergent quant à savoir si cela suffit, comme le montre une discussion sur Gearspace. Une boîte séparée vous offre toutefois un réglage de niveau personnalisé et une adaptation fiable de l’impédance.
Puis-je utiliser la sortie moniteur de mon interface ?
Nous vous le déconseillons. La sortie moniteur est liée au volume de votre moniteur, ce qui fait que le niveau envoyé à l’amplificateur change dès que vous tournez le bouton. Choisissez une sortie ligne libre que vous pouvez contrôler indépendamment.
Puis-je également réamplifier des voix ou des claviers ?
Oui, tout ce que vous avez enregistré « à sec » peut être envoyé vers un ampli ou une pédale. Cela apporte de la saturation au chant et plus de corps aux claviers, mais commencez par un faible niveau pour ménager l’ampli.
Sources
- Comment ça marche : le re-amping | Mixage et mastering musical
- Qu’est-ce que le re-amping : quand et comment l’utiliser ?
- Comment faire du re-amping, sortir des sentiers battus
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